Même si nombre d’entre vous me connaissent déjà, il m’a semblé utile de me présenter à nouveau et de faire un point sur les trois premières années du mandat.
Voilà exactement 40 ans que je suis arrivé au Beausset. J’avais été nommé professeur de math au collège de ce qui était à l’époque un gros village de 3000 habitants.

Niçois, comme mon épouse, il s’agissait, pour nous, d’une simple étape, qui depuis Paris et un grand lycée parisien, devait nous ramener chez nous.
Et puis le charme a opéré. Nous sommes devenus Beaussétans par choix, et nous y avons agrandi notre famille : deux de nos trois enfants y sont nés.
Ce qui ne m’a pas empêché de faire le tour du monde, en dirigeant ou créant des lycées sur quatre continents et pour le compte de quatre ministères.

C’est en 2013, que j’ai été sollicité par des amis de gauche et écologistes, pour mener une liste aux élections municipales. J’ai accepté, à condition que ce soit une liste citoyenne et ouverte, où chacun serait libre d’afficher son appartenance politique, s’il en avait une. C’était le cas d’un tiers des membres de la liste. Très justement, le Préfet de l’époque, nous avait classés en « divers gauche ». Sans doute plus expérimenté, la plupart des autres listes cachaient soigneusement leur parti-pris politique, quitte à s’engager résolument par la suite pour les candidats de droite.

Ces élections ont été riches d’enseignement pour nous. Un nombre important de Beaussétans ayant voté pour diverses listes au premier tour, nous ont permis accroître notre score de 55% entre les deux tours et d’arriver ainsi en deuxième position, malgré la présence de sept listes ; ce qui nous a permis d’être représenté au Conseil inter-communautaire de Sud-Sainte-Baume.
Il s’agissait là du premier signe qui nous était envoyé : les étiquettes politiques n’étaient pas forcément déterminantes, pour choisir un Maire.

Puis est venu le temps de tenir nos promesses. Nous avions promis une « vigilance constructive ». Il ne s’agissait pas pour nous, de participer aux élections, puis disparaître pendant cinq ans, pour se présenter à nouveau. Hélas, cette volonté a rapidement trouvé ses limites. Les Conseils sont entièrement verrouillés : il s’est avéré strictement impossible de participer à quelque projet que ce soit ou de faire valoir un quelconque avis. L’énorme masse de documents à étudier nous est systématiquement communiquée cinq jours avant les Conseils.
Deuxième signe, la persévérance et la qualité de notre travail, nous ont amenés de nombreux renforts, et là encore en dehors de toute préoccupation politicienne.
Dès janvier 2015, notre conviction était faite. Nous devions travailler avec tous les citoyens de bonne volonté, au delà des étiquettes politiques, mais se reconnaissant dans les valeurs républicaines.
Qu’est-ce qui pouvait alors nous réunir, alors que nous ne voulions plus nous rassembler sur la base de partis politiques.

C’est l’idée de fonctionner de manière démocratique. C’est notre engagement que nous déclinerons en quatre propositions majeures.

Pour une gouvernance démocratique des collectivités territoriales :

Respect des élus minoritaires.

Création des comités de quartier.

Budgets participatifs

Assemblée citoyenne ( ?)